22.6.12

L’attaque des sangsues à Khao Sok






Depuis notre départ, quelques mois auparavant de l'Amérique du Sud, nous sautions d'île en île et aujourd'hui, 24 mai, nous débarquons à Phan Nga et de ce fait posons le pied sur le continent eurasien.


 De l'embarcadère nous prenons un songthaew pour rejoindre la gare routière où nous grimpons aussitôt dans un bus, vers une ville étape pour attraper un autre bus. Arrivés à destination Fabien part au marché afin de trouver quelques grains de riz à se mettre sous la dent.
 Vingt minutes plus tard il revient avec un riz sauté et annonce à Alexia qu'il a rencontré une dame qui peut nous amener en voiture avec sa famille à l'entrée du parc et nous propose de loger chez un membre de sa famille qui tient des bungalows qui s'avèrent les moins chers du coin. Ca tombe bien nous n'avions rien réservé


. On découvre un chalet en bois rustique sur pilotis et les lattes du plancher laissaient entrevoir le sol. Pour finir cette journée de transports, bateau, songthaew, bus et voiture rien de tel qu'un massage thaïlandais aux huiles pour se détendre.


C'est au cours du dîner que nous faisons la connaissance de notre hôte, Rattana, un petit bout de femme que le rire ne quitte pas et qui est atteinte de parlote aigüe.



Le lendemain, nous rentrons dans le parc de Khao Sok pour une balade sous la pluie, en effet nous sommes dans un endroit au Sud de la Thaïlande excessivement arrosé pendant la mousson.


 C'est donc recouverts de nos ponchos que nous avançons au milieu d'une végétation débordante.


 Au bout d'une heure trente de marche, nous apercevons des petits vers marrons qui parcourent nos pantalons…ces vers rigolos sont en fait des sangsues !
 Pour nous abriter de la pluie nous trouvons refuge sous le toit d'une cabane en bois désertée près d'une cascade pour constater les dégâts causés par nos nouveaux amis !


 Et voilà le tableau, nous commençons à nous déshabiller, nous inspectant mutuellement à la recherche d'éventuels parasites, bref, on termine le contrôle en petite tenue en pleine forêt ! Résultats, Fabien déplore comme Alexia deux morsures ! Nous prenons soin d'enlever les sangsues de nos pantalons, chaussures, chaussettes, ponchos, tee-shirt, avant de se rhabiller à la hâte, en prenant soin de mettre les chaussettes sur le pantalon en guise de prévention…bonjour le style !


 Dans le parc, nous rencontrons un beau lézard, quelques oiseaux mais rien à part les sangsues pouvant faire sensations !


De retour dans notre cabane, nous sommes littéralement trempés, nous procédons à une nouvelle inspection. Surprise ! On est tombés sur des sangsues intelligentes qui ont réussi à atteindre leurs cibles !


Pour nous remettre de nos émotions, nous discutons avec Ratana à la lumière des bougies (coupure d'électricité oblige) en écoutant la pluie tomber et convenons notre départ vers la côte est le lendemain !


 Encore un  fois, nous avons de la chance, Ratana, nous propose de nous amener dans un van avec toutes ses amies qui doivent justement se rendre dans notre direction à une cérémonie.





Alexia et Fabien




Une petite video de notre amie la sangsue:



Pour voir les autres photos :

 

17.6.12

Nos deuxièmes pas en Thaïlande : Koh Yao Noi











Sur les bons conseils de notre amie Valérie (nous ne citerons pas son nom de famille pour préserver son anonymat), nous posons nos baluchons à Koh Yao Noi dans une petite pension familiale, après 1h00 de traversée depuis Phuket sur un long tail boat !



Bananiers, cocotiers, hévéas, tranquillité, des côtes préservées du tourisme de masse voilà ce qui caractérise l'île de Yao Noi et en prime, quelques animaux sauvage, comme
un serpent de plus d'un mètre voulant goûter au confort de notre salle de bain !








 Devant nous, un paysage encore méconnu, car ce sont des centaines de pitons calcaires envahis par la verdure qui viennent décorer la surface de cette baie !
 Nous avons donc l'occasion de partir à la rencontre de ces curieuses protubérances naturelles, gardiennes de la baie, lors d'une petite excursion privative sur le traditionnel bateau à longue queue, pendant laquelle nous verrons des milliers de méduses roses pâles. 





La marée haute nous cache les bancs de sable vierges qui parfois entourent ces formations et le snorkling s'avère infructueux. C'est sous la pluie que nous rentrons bien mouillés mais bien contents dans notre bungalow et que nous nous affalons dans le hamac de la terrasse.


Le soir venu, Fabien ne peut pas s'empêcher d'aller mettre le nez en cuisine et d'écouter les conseils culinaires de la maîtresse de maison pour réaliser un riz sauté aux crevettes pour sa belle.




Nous décidons de rester un jour de plus pour se reposer et approvisionner notre blog J. Cela permet aussi de profiter de ce paysage peu commun et fascinant à toute heure de la journée qui s'affiche devant notre terrasse en bois.


En quittant cette île en bateau en direction de la terre ferme, nous conjuguons notre déplacement à la visite de la baie de Phang Nga…on en prend encore plein les yeux !



Fabien et Alexia



Pour les photos des paysages:



11.6.12

Nos premiers pas en Thaïlande!




Arrivés à l'aéroport de Phuket avec notre visa de 2 mois, nous passons l'immigration de façon très particulière car un troupeau de coréens devant nous ne parle ni anglais, ni thaï, ni russe, ni italien, ni occitan et on du mal à comprendre comment remplir la carte d'entrée sur le territoire thaïlandais. C'est donc dans un désordre contenu que nous mettons le pied en Thaïlande. Les panneaux sont ornés de signes qui pour nous sont incompréhensibles car le thaï a son propre alphabet…c'est le début de la fin J.


 Nous mettons le cap sur une plage bien tranquille où les panneaux et les menus sont en russe…car oui les Russes ont apparemment colonisé la plage de Naithon. Résultat des courses, au bout de 2h en Thaïlande nous sommes devant 2 alphabets inconnus pour nous et le dépaysement est garanti !



Nous logeons en bordure de cette plage où les rouleaux font le bonheur des plus grands !





Au programme de notre très court séjour, tour de l'île de Phuket en scooter où nous allons apprécier les plages mais déprécier les constructions encore une fois trop souvent monumentales à notre goût qui viennent écorcher le paysage côtier. Nous traversons rapidement la plus grande baie de l'île, Patong, infestée d'un commerce « humain »  peu recommandable…




C'est sur cette île que nous voyons les premiers éléphants d'Asie, enchaînés, en attente de touristes pour une balade dans la forêt tropicale...pauvres pachydermes.
En marchandant à plusieurs reprises avec le propriétaire du restaurant sur la plage, nous arrivons à négocier un package incluant : 2 jours de scooter, un petit déjeuner, 2 transats avec parasol pour l'après-midi, un aller simple vers le port où nous embarquerons vers la petite île de Koh Yao Noi. Bref le duo de la négociation a repris du service en Thaïlande.


Alexia et Fabien 




 
Pour plus de clichés :


6.6.12

BALI FAMILY !




C'est le 9 mai que nous arrivons à Amed (côte est de Bali) que nous avions particulièrement affectionnée il y a deux ans. Nous posons naturellement nos sacs à dos dans un bungalow de Made, que nous avions rencontré lors de notre dernier passage et avec lequel nous étions restés en contact. Les retrouvailles sont alors très chaleureuses et pendant les neufs jours qui vont suivre, nous allons partager des moments privilégiés avec Made, Marini, Wayan et toute leur famille !














Cette immersion est très agréable, nous apprécions de nous retrouver autour d'un café, assis par terre devant la maison familiale, isolée de l'atmosphère touristique habituelle, et de discuter de chacun, de voir que des enfants sont nés, que la vie continue. Ces moments d'échange très simples sont très plaisants et c'est derrière le décor qu'apparaît la réalité d'une culture !


Nous profitons aussi de cette longue étape pour nous reposer autour de la merveilleuse piscine à débordement qui surplombe la baie d'Amed ! 


Nous trouvons le moyen d'alléger nos sacs à dos de 4kg car nous faisons partir notre premier colis vers la France pour la modique somme de 70€ !? Bref on a consommé le budget de la journée ! mais nous aurons ainsi de la place pour le futur shopping thaïlandais !
Le 16 mai le réveil sonne à 5h10, Fabien sort du lit, saute dans son maillot de bain (habité par un gros insecte non identifié), la frontale vissée sur la tête pour aller pêcher avec le cousin de Made. Après quelques minutes de marches, 



























Fabien et son capitaine lance le prahu (embarcation typique de Bali) sur les flots encore obscurs. A quelques centaines de mètres du rivage, la pêche commence. La technique est bonne, elle consiste à envoyer un hameçon garni d'un leurre coloré au fond et de le remonter en entourant le crin autour d'un morceau de tuyau en pvc, et de recommencer encore et encore en espérant qu'un poisson viendra goûter la fausse friandise. Malheureusement, Fabien regarde opérer son compagnon d'embarcation, qui prend un caillou gros comme un poing enfilé dans un petit sac en plastique transparent, et piquer l'hameçon à ce dernier, le tout jeter délicatement à l'eau ; résultat, le sac entrainé par le poids du caillou coule à pic emportant à son tour l'hameçon chargé du leurre. Après avoir laissé filé plusieurs dizaines de mètres de fil, il suffit de tirer sèchement sur celui-ci pour le libérer du sac en plastique  !


Depuis que nous avons démarré ce voyage, nous remarquons que la conscience écologique n'est pas présente dans chacun des pays traversé, notamment ici. La charrue est placée avant les bœufs, encore un côté néfaste que l'occident à amené, les emballages en plastique et dérivés sont présents, mais ici aucune structure adaptée de ramassage, de traitement n'est présente et ces matières éternelles s'entassent, parfois dissimulées dans les fondations des maisons, cachées en bordure de forêt, ou de rizière !
Fabien, au retour de la pêche parle de cette situation avec Made, qui connait cette technique et commence à prendre conscience que cela n'est pas très bon pour les fonds marins surtout qu'il existe des solutions alternatives ayant un impact beaucoup moins important sur le fragile écosystème !





Voyant que notre visa indonésien prend fin, nous nous acharnons sur le site d'Air Asia pour acheter notre billet vers la Thaïlande. Mais comme d'habitude nous ne pouvons finaliser notre achat car le site demande de le valider avec un code secret envoyé sur un numéro de portable français !Décidément sans portable on ne peut plus rien faire ! Nous faisons donc appel à notre banquier préféré mais surtout ami (et entre autres fan avéré de Coldplay) pour acheter nos billets vers Phuket. Après 3 jours l'opération est finalement réalisée et nous n'aurons pas à payer pour un 2ème visa Indonésien.






C'est avec un mini pincement au cœur que nous quittons la famille de Made et qu'à 4h du matin nous embarquons dans le mini van qui nous amène à l'aéroport de Denpasar…Bali c'est fini…


Fabien et Alexia











Pour plus de clichés balinais :




1.6.12

Les rizières balinaises à Sidemen




Nous allons quitter le bleu de la mer pour se mettre au vert des rizières balinaises.

Mais pour arriver dans le village de Sidemen, situé dans les terres de Bali, depuis l'île de Nusa Lembogan, c'est toute une aventure !


Le matin, nous quittons Lembogan en vegetable boat (embarcation ultra légère qui fournit l'île chaque jour en fruits et légumes) pour accoster sur les rives du petit village de pêcheurs de Kusamba (à environ 1h30 de Sidemen en voiture) où le bouche à oreille a fonctionné puisque des chauffeurs de taxis viennent nous faire les yeux doux. Le sac à dos posé sur nos épaules, nous entamons alors une négociation sans merci et à ce jeu là nous nous débrouillons plutôt pas mal ! Après une trentaine minutes, nous obtenons un tarif divisé par quatre en comparaison avec le prix annoncé et nous embarquons seuls à bord d'un micro van plutôt récent!





Nous rejoignons alors un autre village pour prendre un bémo (Micromicromicrobus) dans lequel nous entassons nos baluchons au fond car nous ne sommes pas seuls. C'est un ballet de femmes entrants et sortants transportant légumes, herbes et autres colis qui vont partager le petit véhicule aménagé! A un moment nous avons compté 11 femmes avec nous se serrant sur les menus strapontins et cette proximité a fait que l'ambiance à bord était super joyeuse et que les rires abondaient !


Fidèles à nos habitudes, nous louons rapidement un scooter pour sillonner les rizières magnifiques aux alentours de Sidemen. Le mont Agung surplombe ces cultures millénaires en escalier qui fait de cette région l'une des plus belles et authentiques de Bali. 




Le hasard fait que nous tombons en plein milieu des 3 jours de cérémonies célébrées au cours de la pleine lune. Notre hébergeur est donc plus souvent au temple que chez lui ! Le sarong autour de la taille, nous partons au temple observer le va et vient des femmes apprêtées amenant les offrandes et des personnes venues prier…nous sommes bien à Bali car nous retrouvons les sensations que nous avions ressenties deux ans auparavant.






Nous ne résistons pas à se faire prodiguer un massage balinais.




Petite anecdote : nous sommes le 7 mai et nous ne connaissons toujours pas le nom du nouveau président français car nous n'avons pas d'accès à la toile. Un touriste français nous accoste en quête de la réponse mais nous déclarons forfait. Nous décidons de dîner avec Philippe qui donnera le lendemain l'information tant convoitée la veille.


Fabien et Alexia




Pour vous immerger un peu plus dans les rizières :