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19.9.12

L’extraordinaire monde sous marin de Mabul !






Nous avions depuis longtemps ( 1 mois et demi !) planifié notre passage à Bornéo, côté Malaisien, et plus précisément dans l'état de Sabah sur l'île de Mabul, entre Bornéo et les Philippines. En effet, cet endroit est connu sur la planète pour être l'un des lieux abritant une faune et une flore sous marine remarquablement riche. Nous voulions finir notre voyage au plus près de la nature et de la bio diversité que Bornéo abrite.

Le 11 septembre, après la rencontre des hommes de la jungle, nous quittons Sépilok en bus pour rejoindre 6 heures plus tard la ville de Semporna, passage obligé nous permettant dès le lendemain matin d'embarquer pour une heure de bateau en direction de la petite île de Mabul !

 C'est à Koh Tao en Thaïlande que nous avions plongé pour la dernière fois voilà trois mois, mais aussitôt débarqués, nous nous équipons d'une combi, d'une stab, d'un octopus, de palmes, d'une ceinture de lestage, de notre masque et d'une bouteille gonflée à 200 bars pour partir avec notre dive master Nash plonger autour de l'île et reprendre une dose de sensations aquatiques exceptionnelles.

 Alexia plonge à deux reprises, Fabien trois, pendant lesquelles nous voyons par exemple des poissons grenouille se fondant parfaitement avec la flore, un poisson crocodile de quatre vingt centimètre, un crabe orang outan, un poisson lion, trois tortues géantes (plus d'un mètre de diamètre) tout cela au milieu de milliers de poissons et de coraux multicolores… un régal pour les yeux !
Pour une fois, nous élisons domicile dans un resort avec une prestation « all inclusive » nous permettant de nous occuper de rien pendant notre séjour de 5 jours sur cette île entourée de coraux. L'organisation de cet établissement est excellente et la seule chose dont nous devons nous soucier c'est de mettre notre maillot de bain !




Nous passons les deux journées suivantes à nous reposer, à écrire pour le blog, à snorkler, à lézarder sur la plage devant notre hôtel, à faire le tour de l'île, et à revoir Dan et Charlotte, deux anglais rencontrés dans le lodge à Sépilok avec lesquels nous avions sympathisé. Nous nous retrouvons alors deux soirs de suite pour boire l'apéro les pieds dans le sable.



Le snorking est aussi incroyable que la plongée car nous pouvons admirer les poissons lions, les poissons trompettes, les demoiselles, et ces magnifiques coraux multicolores ! Nous nous sommes même fait un ami sous l'eau puisqu'un petit poisson nous a suivi pendant 20min. Il était toujours autour de nous, et parfois même nageait sur la paume de notre main…il a du nous prendre pour une tortue J
Pour finir en beauté, nous faisons 3 plongées dont 2 autour de l'île de Siamil où nous déjeunerons les pieds dans le sable sur la seule table de l'île. 
Nas nous montre toujours avec autant d'enthousiasme les nudibranches et les frogs fish mais aussi ces toutes petites créatures marines qui sont les crevettes nettoyantes.

Le dernier jour avant de prendre le bateau de retour, nous tentons un snorkling qui s'avère moins fructueux que les précédents car l'orage de la nuit et la pollution des villageois a réduit la visibilité. Nous ne pouvons pas cacher que sur cette île, vivent une communauté de Bajau, gitans de la mer, sans statut aux yeux des autorités malaisiennes et philippines. La construction de resort a réduit le terrain qu'ils occupaient « illégalement ». Ils se retrouvent donc les uns sur les autres et la pollution engendrée par leur utilisation des emballages et du plastique risque de sérieusement endommager ce lieu magique. Nous nous sommes promenés dans ce village et nous avons été frappés par le nombre d'enfants qui y jouaient. En effet, ils ne restreignent pas le nombre de naissance, donc il est commun qu'une femme donne naissance à 9 enfants !



C'est avec un peu de tristesse que nous quittons cette île qui nous l'espérons ne changera pas avec le temps et que des progrès seront faits quant à l'écologie. Nous voilà donc fraîchement débarqués à Semporna que nous retrouvons Christy pour dîner, une copine de plongée, originaire de Hong Kong, elle aussi en voyage depuis 2 mois.


Nous passons le 17 septembre dans le bus pour faire le trajet Semporna Kota Kinabalu, notre dernier trajet en bus de ce long voyage. C'est avec plaisir que nous prenons l'avion pour Singapour afin d'y passer 30h et retrouver Charlotte, amie d'Alexia, qui nous avait déjà fait l'honneur de nous rejoindre sur l'île de Java.








                       Alexia et Fabien













Pour plus de photos...malheureusement n'ayant pas de caisson pour l'appareil nous n'avons pas de photos sous l'eau:

17.8.12

Champassak et le Vat Phou




Le 22 juillet, départ de Savannakhet, vous l'aurez deviné en bus ! Nous nous retrouvons à l'arrière, assis confortablement sur quelques centaines de sacs de sel. Après une heure de route, un vacarme et une poussière sortant du plancher juste sous nos pieds, nous nous arrêtons ! Un pneu lisse sur l'essieu arrière n'a pas aimé la route cabossée, bref on a crevé….la roue de secours est bien posée sur le bus, mais il nous manque juste le cric, peu importe, on roule une petite heure sur la voix de gauche (au fait, au Laos, on roule à droite) après avoir déplacé 

la tonne de sel vers l'avant du bus et que les passagers s'entassent eux aussi à l'avant afin de soulager l'arrière !
Le chauffeur nous laisse en bord de route, dans un petit village, avant de revenir une heure plus tard avec un pneu gonflé mais aussi lisse que son frère défunt ! Bref, on serre les fesses, et après cinq heures de route, on se fait déposer à Paksé, où on choisit de passer la nuit pour repartir le lendemain vers le village de 
Champassak.


Une heure seulement sépare Paksé de Champassak…heureusement car le voyage s'est fait en songthaew entre les courses du marché des passagers. A Champassak c'est assez difficile de se perdre, car il n'y a qu'une rue qui longe le Mekong ! On la parcourt pendant un bon moment pour trouver la chambre où poser nos sacs avant de se balader et de trouver un barbier (et mécanicien) pour que Fabien perde quelques poils.




Dans la rue, on rencontre un couple de Thaï très sympathique voyageant en vélo qui se prêtent volontiers à l'épreuve de la photo Albigeoise,  




 En fin d'après-midi, Alexia part réserver un massage au Champassak Spa et y reste coincée à cause d'un gros orage, pendant que Fabien négocie la location d'une moto pour le lendemain !



Nous partons donc en scooter dès le matin à l'assaut du Vat Phou « le temple montagne », sous une pluie intermittente qui ne nous empêche pas de visiter ce temple khmer datant du XIIème siècle. Les paysages entourant le temple sont aussi magnifiques que le temple lui-même. Cette structure respecte le modèle architectural des temples khmers où l'on retrouve notamment différents paliers chacun réservés à une caste de la société. Une allée centrale bordée de lingams nous fait donc monter de paliers consécutifs pour arriver au sommet où coule la source sacrée. Nous sommes admiratifs devant les bas reliefs des temples qui ont su résister à l'assaut du temps mais surtout de la nature tropicale.

Après l'effort, le réconfort, on part se faire chouchouter au Champassak Spa. Massage à l'huile de coco pour Alexia et soin du visage pour Fabien. La qualité des soins, un exceptionnel environnement au bord du Mékong nous font passer un excellent moment de relaxation…Un véritable coup de cœur surtout que c'est un projet de développement durable employant uniquement des personnes de Champassak. Une idée de Nathalie, une personne qui a marqué notre passage dans ce village. Un grand bravo à toute l'équipe!



  
Alexia et Fabien


Pour plus de clichés



 
 

22.7.12

Sukhothaï












Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1991, Sukhothai, ou plutôt son domaine, fut un ancien royaume thaï entre 1238 et 1438 qui s'étendait sur une grande partie du nord est de la Thaïlande. 





On déniche une chambre, dans une agréable guesthouse située à une dizaine de kilomètres de l'ancienne ville et on part en scooter dès le lendemain sous un soleil de plomb découvrir les environs. 



Nous sillonnons dans les rizières et apercevons de temps à autre des ruines entourées de verdure qui servent 
parfois de pâturage. Toujours en scooter nous nous faisons saluer par une jeune femme travaillant dans une rizière. C'est un peu timides que nous allons la voir planter les pousses dans l'eau boueuse. Nous échangeons avec quelques mots 
d'anglais mais surtout des gestes. Elle nous explique que les rizières autour de nous appartiennent à sa famille qui habite la maison sur pilotis que nous voyons à quelques centaines de mètres et que la dizaine de personnes couvertes de la tête aux pieds qui sont en train de repiquer les plants de riz sont les membres de sa famille. C'est samedi et tout le monde est sollicité pour cette tâche. Fabien se propose de planter avec eux…ni une ni deux il se retrouve les pieds dans la boue à faire son petit carré ! Un beau moment !!


La preuve en images :


Juste avant le coucher du soleil nous remontons sur notre scooter pour rentrer dans l'enceinte de l'ancienne capitale. Les lumières de cette fin de journée créent une atmosphère toute particulière et font de cette première visite un moment magique. L'ambiance est particulièrement reposante, il n'y a personne, nous déambulons librement au milieu de stupas et buddhas érigés ici depuis plus de 600 ans ! La vieille ville de Sukhothai est entourée d'une enceinte encore visible, composée consécutivement de deux douves et de trois murs, la végétation est très présente, c'est un moment particulier que nous avons vécu. La visite ayant été interrompue par la tombée de la nuit, c'est le lendemain en milieu d'après midi que nous la poursuivons…autres lumières et autres ruines. Enfin nous achevons notre découverte de Sukhotaï le matin « à la fraîche » pour éviter la grosse chaleur.










Vous l'aurez peut-être compris, nous avons eu un coup de cœur pour cette ancienne capitale.
C'est en bus que nous la quittons après 5 jours, pour mettre le cap sur Chiang Mai où nous allons retrouver Franz et Iris, le couple d'autrichiens rencontrés à Ushuaia, que nous avions revus en Nouvelle-Zélande et qui sont maintenant en Thaïlande !













Alexia et Fabien



Voici quelques photos illustrant cet article:

18.7.12

L’Isan…l’autre facette de la Thaïlande






Le 18 mai nous reprenons le train en 3ème classe pour aller à Surin, notre porte d’entrée de la Thaïlande de l’Est que nous allons sillonner pendant 5 jours.

C’est littéralement une autre facette que nous découvrons de ce pays, plus authentique, moins touristique, plus souriante et bien sûr nous sommes charmés. C’est aussi une région qui a été sous l’influence khmère et ce sont de magnifiques temples que nous découvrons que cette civilisation a laissée avec pour touristes des locaux et des moines.


Au volant de notre Nissan Navara, que Fabien conduit avec brio à gauche pendant 60km, nous arrivons à Prasat Phanom Rung et Prasat Muang Than ces temples de l’ère khmère qui sont remarquablement préservés. Nous sommes fascinés tout autant par les pierres sculptées que par les paysages mais aussi par les moines en pèlerinage dont nous sommes également l’attraction.
  




Surin accueille une fois par an le festival des éléphants rassemblant des centaines de pachyderme la 3ème semaine de novembre. Mais nous sommes en juin donc nous montons dans notre pick up pour aller visiter le village des éléphants, Taklang, situé à 50km au nord de Surin. Pas plus tôt arrivés nous nous trouvons au milieu de plusieurs dizaines de grands mammifères. 



Notre premier regard s’éternise sur ces animaux qui ne nous sont par familiers si ce n’est par les contes et les livres Babar, c’est donc avec des yeux d’enfants que nous les observons dodelinant et attendant sagement que leur mahout prenne soin d’eux…c’est ensuite avec un regard plus grave, fixé sur les chaînes qui tiennent en « captivité » ces géants que notre sensation naïve se transforme en peine, voyant ces animaux de la jungle  forcés à faire un show, pour les maigres touristes et pour quelques cannes à sucre. Un destin bien pitoyable pour ce puissant animal mais qui, malheureusement, semble inévitable.



C’est avec ce contentement d’avoir pu approcher ces animaux mais en même temps avec tristesse que nous quittons le village des éléphants pour aller voir celui des tisserandes de soie. Elles sont installées dans une grande maison en bois sur pilotis pour confectionner des étoles de soie de qualité. 




Une poignée de tisserandes s’affairent devant leur métier. Elles sont parfois 4 à travailler sur la même machine et réaliser des gestes qui pour nous restent un mystère ! Depuis que nous sommes arrivés, une vache attire régulièrement l’attention des tisserandes…car quelques minutes plus tard nous assisterons à la naissance d’un petit veau.








Nous continuons de visiter les merveilles khmères en terre Thaïlandaise : Phimai. Nous retrouvons les naga et les images faisant référence à Ramayana.








Enfin, nous faisons une entrée mémorable dans la ville de Khao Kenh. En effet, du fait d’une petite incompréhension,  le chauffeur de bus nous dépose ou plutôt nous jette avec nos gros sacs à dos en bordure d’une 2 fois 2 voies à quelques km du centre…bref il faut vraiment apprendre à parler thaï ! Heureusement une jeune thaï, Gee, assiste à cette scène et vient à notre secours. Elle parle anglais et nous aide à trouver un tuk tuk pour nous amener à notre hôtel. Le soir venu elle nous amène au marché de nuit déguster les plats de l’Isan. Une belle rencontre !












Alexia et Fabien


Pour les photos de Surin: 



Pour les photos de Phimai: