Affichage des articles dont le libellé est Indonesie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Indonesie. Afficher tous les articles

6.6.12

BALI FAMILY !




C'est le 9 mai que nous arrivons à Amed (côte est de Bali) que nous avions particulièrement affectionnée il y a deux ans. Nous posons naturellement nos sacs à dos dans un bungalow de Made, que nous avions rencontré lors de notre dernier passage et avec lequel nous étions restés en contact. Les retrouvailles sont alors très chaleureuses et pendant les neufs jours qui vont suivre, nous allons partager des moments privilégiés avec Made, Marini, Wayan et toute leur famille !














Cette immersion est très agréable, nous apprécions de nous retrouver autour d'un café, assis par terre devant la maison familiale, isolée de l'atmosphère touristique habituelle, et de discuter de chacun, de voir que des enfants sont nés, que la vie continue. Ces moments d'échange très simples sont très plaisants et c'est derrière le décor qu'apparaît la réalité d'une culture !


Nous profitons aussi de cette longue étape pour nous reposer autour de la merveilleuse piscine à débordement qui surplombe la baie d'Amed ! 


Nous trouvons le moyen d'alléger nos sacs à dos de 4kg car nous faisons partir notre premier colis vers la France pour la modique somme de 70€ !? Bref on a consommé le budget de la journée ! mais nous aurons ainsi de la place pour le futur shopping thaïlandais !
Le 16 mai le réveil sonne à 5h10, Fabien sort du lit, saute dans son maillot de bain (habité par un gros insecte non identifié), la frontale vissée sur la tête pour aller pêcher avec le cousin de Made. Après quelques minutes de marches, 



























Fabien et son capitaine lance le prahu (embarcation typique de Bali) sur les flots encore obscurs. A quelques centaines de mètres du rivage, la pêche commence. La technique est bonne, elle consiste à envoyer un hameçon garni d'un leurre coloré au fond et de le remonter en entourant le crin autour d'un morceau de tuyau en pvc, et de recommencer encore et encore en espérant qu'un poisson viendra goûter la fausse friandise. Malheureusement, Fabien regarde opérer son compagnon d'embarcation, qui prend un caillou gros comme un poing enfilé dans un petit sac en plastique transparent, et piquer l'hameçon à ce dernier, le tout jeter délicatement à l'eau ; résultat, le sac entrainé par le poids du caillou coule à pic emportant à son tour l'hameçon chargé du leurre. Après avoir laissé filé plusieurs dizaines de mètres de fil, il suffit de tirer sèchement sur celui-ci pour le libérer du sac en plastique  !


Depuis que nous avons démarré ce voyage, nous remarquons que la conscience écologique n'est pas présente dans chacun des pays traversé, notamment ici. La charrue est placée avant les bœufs, encore un côté néfaste que l'occident à amené, les emballages en plastique et dérivés sont présents, mais ici aucune structure adaptée de ramassage, de traitement n'est présente et ces matières éternelles s'entassent, parfois dissimulées dans les fondations des maisons, cachées en bordure de forêt, ou de rizière !
Fabien, au retour de la pêche parle de cette situation avec Made, qui connait cette technique et commence à prendre conscience que cela n'est pas très bon pour les fonds marins surtout qu'il existe des solutions alternatives ayant un impact beaucoup moins important sur le fragile écosystème !





Voyant que notre visa indonésien prend fin, nous nous acharnons sur le site d'Air Asia pour acheter notre billet vers la Thaïlande. Mais comme d'habitude nous ne pouvons finaliser notre achat car le site demande de le valider avec un code secret envoyé sur un numéro de portable français !Décidément sans portable on ne peut plus rien faire ! Nous faisons donc appel à notre banquier préféré mais surtout ami (et entre autres fan avéré de Coldplay) pour acheter nos billets vers Phuket. Après 3 jours l'opération est finalement réalisée et nous n'aurons pas à payer pour un 2ème visa Indonésien.






C'est avec un mini pincement au cœur que nous quittons la famille de Made et qu'à 4h du matin nous embarquons dans le mini van qui nous amène à l'aéroport de Denpasar…Bali c'est fini…


Fabien et Alexia











Pour plus de clichés balinais :




1.6.12

Les rizières balinaises à Sidemen




Nous allons quitter le bleu de la mer pour se mettre au vert des rizières balinaises.

Mais pour arriver dans le village de Sidemen, situé dans les terres de Bali, depuis l'île de Nusa Lembogan, c'est toute une aventure !


Le matin, nous quittons Lembogan en vegetable boat (embarcation ultra légère qui fournit l'île chaque jour en fruits et légumes) pour accoster sur les rives du petit village de pêcheurs de Kusamba (à environ 1h30 de Sidemen en voiture) où le bouche à oreille a fonctionné puisque des chauffeurs de taxis viennent nous faire les yeux doux. Le sac à dos posé sur nos épaules, nous entamons alors une négociation sans merci et à ce jeu là nous nous débrouillons plutôt pas mal ! Après une trentaine minutes, nous obtenons un tarif divisé par quatre en comparaison avec le prix annoncé et nous embarquons seuls à bord d'un micro van plutôt récent!





Nous rejoignons alors un autre village pour prendre un bémo (Micromicromicrobus) dans lequel nous entassons nos baluchons au fond car nous ne sommes pas seuls. C'est un ballet de femmes entrants et sortants transportant légumes, herbes et autres colis qui vont partager le petit véhicule aménagé! A un moment nous avons compté 11 femmes avec nous se serrant sur les menus strapontins et cette proximité a fait que l'ambiance à bord était super joyeuse et que les rires abondaient !


Fidèles à nos habitudes, nous louons rapidement un scooter pour sillonner les rizières magnifiques aux alentours de Sidemen. Le mont Agung surplombe ces cultures millénaires en escalier qui fait de cette région l'une des plus belles et authentiques de Bali. 




Le hasard fait que nous tombons en plein milieu des 3 jours de cérémonies célébrées au cours de la pleine lune. Notre hébergeur est donc plus souvent au temple que chez lui ! Le sarong autour de la taille, nous partons au temple observer le va et vient des femmes apprêtées amenant les offrandes et des personnes venues prier…nous sommes bien à Bali car nous retrouvons les sensations que nous avions ressenties deux ans auparavant.






Nous ne résistons pas à se faire prodiguer un massage balinais.




Petite anecdote : nous sommes le 7 mai et nous ne connaissons toujours pas le nom du nouveau président français car nous n'avons pas d'accès à la toile. Un touriste français nous accoste en quête de la réponse mais nous déclarons forfait. Nous décidons de dîner avec Philippe qui donnera le lendemain l'information tant convoitée la veille.


Fabien et Alexia




Pour vous immerger un peu plus dans les rizières :




 


 

30.5.12

Encore une rencontre avec le diable des mers !




Voilà deux ans, nous avions déjà visité Bali et pendant ce tour du monde nous ne pouvions pas passer en Indonésie sans nous y arrêter !


Passage express à Kuta, le temps d'une nuit, nous voilà sur un bateau à destination de Nusa Lembogan, une île proche de Bali !


Nous prenons nos quartiers en bord de plage pour une petite semaine, le temps de découvrir la mangrove abritant des crabes aux pinces très colorées, assister à un combat de coqs dans un temple, se balader sur l'île au gré des chemins à la recherche de plages plus ou moins secrètes, observer les champs d'algues apparaissant à marée basse, apprendre quelques notions de cuisine Balinaise et bien sûr lézarder au bord de la piscine.















 Nous ne pouvons pas résister à l'appel des fonds marins balinais…dans lesquels, nous revoyons des majestueuses raies manta dansant à la surface, au dessus de nos bulles ! C'est toujours aussi fascinant d'admirer ce balai effectué par ses géants marins.









Alexia et Fabien


Pour découvrir entre autres nos photos de plongées :


23.5.12

Bienvenue en Indonésie sur l’île de Java




Après avoir quitté la pluvieuse Sydney nous atterrissons à Jakarta, tout aussi arrosée, mais avec 10 degrés de plus ! C'est notre porte d'entrée en Asie que nous allons sillonner pendant les 5 prochains mois !!

 Le 23 avril, c'est en train que nous fuyons Jakarta, cette mégalopole sale et encombrée, pour rejoindre Yogyakarta, une ville à taille plus humaine où séjourne le Sultan. Yogyakarta est aussi le centre culturel de Java , elle est entourée de temples hindous et bouddhistes classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco, abrite un grand nombre d'universités qui font d'elle une ville ouverte et artistique . Nous décidons d'y rester une semaine pour permettre à Charlotte, une copine d'Alexia, de nous y rejoindre.

C'est avec plaisir que nous retrouvons le sourire et le sens de l'humour des indonésiens, que nous avions déjà côtoyé deux ans auparavant sur l'île voisine de Bali !
Connaissant la musique, nous ne changeons pas notre recette qui consiste à arborer un joli sourire, avoir un sens aigu de la négociation et un brin de patience, parler quelques mots d'indonésien pour faciliter la communication, adopter la moto pour se mettre au rythme indonésien et commencer à prendre goût à sa ration de riz matin, midi et soir … bref on se régale !

Nous avons établi notre QG dans le quartier proche du Kraton (palais du Sultan) situé au centre de la ville ! Pendant les trois premiers jours, nous en profitons pour louer notre engin motorisé, entrevoir le puissant volcan Mérapi et son musée endommagé par sa dernière éruption, couper la barbe et les cheveux de Fabien en bord de route pour environ 0,5 euros, prendre soin de nos corps après 5 mois et demi de voyage en se faisant masser, et enfin visiter les temples Bouddhistes Horu Boku et Plaosan datant vraisemblablement du 9ème siècle et situés à quelques dizaines de kilomètres de Yogyakarta (Jogja pour les intimes).



C'est le 27 avril que Charlotte nous rejoint, et nous sommes contents de retrouver un visage familier. C'est donc à 3 que nous poursuivons nos visites ! Il faut dire que notre mobylette va être un peu juste même si pour les Indonésiens ce n'est pas un problème de rouler à 4 dessus. Nous prenons donc le parti de louer des becak (vélo à trois roues) pour tous nos déplacements à Jogja et qui dit becak dit amusement garanti et quelques frayeurs dues à la circulation. 
Un soir, pour rentrer chez nous, Fabien propose même à un chauffeur de becak médusé de conduire son engin en proposant à ce dernier de s'installer en tant que client … il n'est pas passé inaperçu, les rires fusent de toute part dans la rue !

Ce sont 2 jours chargés de visite qui nous attendent avec Charlotte, en commençant par le Taman Sari, les piscines où jadis le Sultan et sa nombreuse famille (150 enfants) se baignaient. Après quelques coups de pédales de becak, nous arrivons au vaste et curieux marché aux oiseaux regroupant plusieurs milliers de cages en bois abritant les volatiles chantants. On y découvre aussi des chauves-souris de 50cm de long modèle Dracula, des bacs entiers de grillons et de fourmis rouges qui constituent la nourriture de certains oiseaux. On y voit aussi des serpents dont le corps est plus gros qu'une cuisse et des singes tenus en laisse…Une animalerie en plein air version bric à brac.
Une fois notre Nasi Goreng Ayam (riz sauté au poulet) avalé nous négocions un taxi pour aller à Prambanan, ensemble de 240 temples hindouistes construits au 9ème siècle. Notre guide parle français mais ses explications philosophiques sur la religion hindouiste restent incompréhensibles pour nos petits cerveaux occidentaux desséchés par les rayons du soleil.

 Nous restons en admiration devant ces imposantes constructions en pierre taillées ornées de frises sculptées.

 Le soir venu, nous assistons au ballet Ramayana ayant comme décor les temples de Prambanan. Ils prétendent qu'il y a 200 danseurs sur scène mais nos comptes ne retombent sur ce chiffre. Le spectacle reste coloré, musical et beau. Pour renter nous n'avions rien prévu et c'est encore une fois la chance qui nous sourit car in extremis nous montons dans un bus qui passait par là.







Le lendemain nous visitons le Kraton, palais du Sultan, la visite n'est pas d'un grand intérêt mais nous avons le plaisir de voir les répétitions de danses traditionnelles.



L'après-midi est vouée à la découverte de Borobudur, un des temples majeurs bouddhistes. Cette fois-ci pas de guide mais le sarong est de rigueur pour la visite du temple, et c'est impressionnés par cet édifice gigantesque que nous rentrons avec notre taxi sous une pluie battante à Jogja située à une heure de route !


L'Indonésie est le pays qui compte le plus de musulmans au monde mais cela n'empêche pas de préserver les temples de religions différentes. 



Pendant ces premiers jours en Indonésie, une curieuse expérience nous a beaucoup fait rire. En effet, à de multiples reprises, dans des lieux publics, des temples, dans la rue, des personnes de tout âges, nous demandent régulièrement de prendre la pause avec eux pour faire une photo …et nous sommes monopolisés pendant plusieurs minutes assaillis par une, puis trois puis vingt personnes gravitant autour de nous, gesticulant et excités que l'on ait répondu favorablement à leur demande ! Il nous est même arrivé de se retrouver isolés, chacun dans un groupe différent entourés de personnes inconnues !

Le 30 Avril sonne le départ de Charlotte vers la métropole ainsi que le notre vers Bali !


Alexia et Fabien


Pour plus de photos :